Description du projet

Ray Oldenburg

Professeur émérite, département de sociologie, University of West Florida

« Ce dont ont besoin les périphéries urbaines, c’est de lieux agréables où les gens peuvent se rassembler facilement, gratuitement, et régulièrement un “café du coin”, une alternative à la télévision. »

La valeur du lien social

La plupart des quartiers résidentiels construits depuis la seconde guerre mondiale ont été conçus pour protéger les habitants du contact avec leurs voisins plutôt que pour encourager celui-ci. Certes, les citadins demandent des espaces privés et intimes, mais ils ont également besoin d’espaces dédiés à la communauté locale, où construire leur vie sociale. Le métro-boulot-dodo ne satisfait plus des habitants en quête d’une meilleure qualité de vie, et les villes doivent prendre en compte ces besoins en allouant de l’espace à des tiers-lieux qui abriteront la vie publique.
Les tiers-lieux de quartier peuvent en effet apporter de nombreux bénéfices, qu’ils soient émotionnels, urbains, sociaux et même, économiques.

« Il y a un avantage économique à créer des quartiers dont les habitants se connaissent et se font confiance, car cela génère du « capital social »

Bénéfices émotionnels

Les tiers-lieux, en rassemblant l’ensemble de la population d’un quartier, favorisent la mixité sociale. Source d’interactions constructives non seulement pour les individus, mais également pour la société dans son ensemble, ils permettent à des personnes qui n’entrent normalement pas en contact d’échanger

Un tiers-lieu de quartier permet la création d’une communauté locale. La présence d’un lieu de rencontre, animé en permanence, assure le lien social entre des citadins qui pourraient sinon risquer l’isolement. Et de nombreuses études montrent qu’un cercle de relations étendu favorise la longévité !

Fréquenter ces lieux qui n’ont pas de fonction clairement identifiée (lieu de travail, d’étude…) permet aux citadins d’échapper au stress inhérent à la vie en ville. Par définition, un tiers-lieu est un lieu sans étiquette où l’on peut se détendre, libre des contraintes imposées dans des espaces plus « officiels » comme un bureau classique.

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DES FRANÇAIS VIVENT SEULS (CE CHIFFRE A DOUBLÉ DEPUIS LES ANNÉES 1970)
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DE LA POPULATION EUROPÉENNE ÉTAIT EN ÉTAT D’ISOLATION SOCIALE EN 2006
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DES FRANÇAIS N’OSERAIENT PAS DEMANDER DE L’AIDE À LEURS AMIS OU À LEUR FAMILLE

Bénéfices urbains

La présence de lieux de sociabilité crée naturellement de l’animation et de la vie en rez-de-chaussée (permettant d’ailleurs de circonvenir un célèbre problème d’urbaniste). Les villes associées avec « la dolce vita » sont celles où l’on peut observer de manière régulière la vie sociale et les interactions des habitants, par opposition aux villes où celles-ci sont reléguées à l’intérieur de bâtiments aveugles.

Le fait d’avoir des lieux-destinations (un tiers-lieu de proximité) à faible distance de chez soi encourage également les déplacements piétons, générant un sentiment d’urbanité et d’appartenance au quartier.

« L’idée qu’il faudrait pouvoir accéder à pieds aux services nécessaires pour la vie quotidienne est bonne, mais on l’observe rarement aujourd’hui. »

Les animateurs (et les gens qui fréquentent) les tiers-lieux sont souvent des habitants du quartier avec une connaissance particulièrement extensive de celui-ci et de sa communauté. De par leur caractère ouvert, le tiers-lieu de quartier devient un point de repère dans la ville, dont les usagers sont capables de renseigner les nouveaux arrivants.

« Les nouveaux résidents comptent sur le tiers-lieu pour se familiariser avec ce que le quartier a à offrir, et pour jauger leurs voisins. »

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Bénéfices sociaux

La présence d’un tiers-lieu, en renforçant le sentiment de communauté des habitants du quartier, contribue à créer une atmosphère de sécurité et de civilité. En effet, des gens qui se connaissent se feront plus confiance et seront spontanément plus courtois que des voisins qui ne se sont jamais parlé.

« Les lieux de rassemblement locaux remplacent la suspicion par de la familiarité, et souvent, par de l’amitié. »

Les usagers d’un tiers-lieu acquièrent le réflexe de faire appel à la communauté pour trouver une solution à des petits problèmes quotidiens. Ainsi, l’échange d’outils, de connaissances, de compétences, est facilité et chacun sait où trouver de l’aide si besoin est.

Dans un monde où de plus en plus de gens vivent seuls, la présence d’une communauté locale permet d’offrir un soutien aux personnes isolées de leur famille.